(Source: dishabillic, via besieging)
(by nicole_oconnor - via rotten-to-the-core)
(Source: ademain)
Anna ne put s’en remettre et prit congé de la vie à sa modeste manière, si doucement et discrètement qu’on ne s’aperçut point qu’elle mourait, mais seulement qu’elle était morte.
André Gide, “Si le grain ne meurt”
E’ morto Alberto Granado, il migliore amico del Che | No Borders Magazine
«Ese viaje me hizo entender que al mundo no solamente había que conocerlo sino cambiarlo»
(via placesthatpull)
Le spleeff de Paris : Baudelaire, pas si drogué qu'on le croit
Ah ! Cette fiole de laudanum, opium dilué dans l’alcool… Dans « Chambre double » tirée du « Spleen de Paris » (1861), elle est présentée comme une « vieille et terrible amie ». Elle arrive dès 1847 sur sa table basse pour combattre les affres de la dépression et alléger ses douleurs intestinales issues de la syphilis, probablement contractée durant sa relation avec la prostituée Sarah la Louchette dès le début des années 1840.
Consommation d’ordre médical, donc. Tout comme celle de Thomas de Quincey, qui souffrait de névralgies faciales aiguës ; la traduction de ses « Confessions d’un Anglais mangeur d’opium » (1822) fournira à Baudelaire la deuxième partie des « Paradis artificiels ».
Dans une lettre à sa mère datée du 17 février 1866, Charles indique une consommation maximum de 150 gouttes par jour d’une préparation deux fois plus forte que celle de Quincey, mais l’Anglais en consommait 8 000 gouttes par jour…
Toxico modéré, l’auteur de « L’Invitation au voyage » tente une rehab en 1860, au moment même de la publication intégrale des « Paradis artificiels » et sans doute en suivant l’exemple du sevrage de Quincey.
L’ouvrage se révèle moraliste (« Les chercheurs de paradis font leur enfer, le préparent, le creusent avec un succès dont la précision les épouvanterait peut-être »), mais ses visions illuminées suscitent la tentation :
« L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes, allonge l’illimité, approfondit le temps, creuse la volupté et de plaisirs noirs et mornes remplit l’âme au-delà de sa capacité. »
L’opium n’est plus thérapeutique : il devient un puissant adjuvant créatif, par conséquent destiné aux artistes et à eux seulement. On lit alors dans « L’Homme-Dieu » (1860) :
« Pour juger les merveilles de l’opium, il serait absurde d’en référer à un marchand de bœufs ; car celui-ci ne rêvera que bœufs et pâturages. »
Even absurd new year's resolutions do you good | The Guardian
if the guardian says so, it must be true. also: i have my 6 new year’s resolutions and this year i’m going to take them very seriously. let the wild rumpus start!
Good luck about your resolutions! And thanks for sharing this article. Happy new year!
In other words, our resolutions are not failed acts of the will, but successful acts of the imagination.Ecco lo spot-pro Eutanasia creato dall’associazione Exit international, bloccato dall’autorità per le Comunicazioni australiane e ora rilanciato in Italia dall’Associazione Luca Coscioni e dal Partito Radicale. (link)
(via emmanuelnegro)
A peu près? Excellente réponse! Judicieuse aussi; nous ne sommes qu’à peu près en toutes choses.
Albert Camus, “La chute”, édition Gallimard-folio n° 10, page 12
Elle ferma les yeux. Elle eut juste le temps de s’entendre elle-même qui se suppliait intérieurement d’être faible, et très vite elle céda à cette voix, parvint à se détacher de sa volonté, comme dans le vent la feuille qui s’arrache à l’arbre et s’emporte, accomplissant enfin son désir de mourir.
Marguerite Duras, “Les impudents”, édition Gallimard-folio n° 2325, page 136
À la fin du Vieillissement se trouve cette auto-exhortation: «Il faut accepter d’être fini: d’etre ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose, maintenant et non jamais ou toujours […] d’avoir cette vie seulement.»
André Gorz, “Lettre à D.”, édition Gallimard-folio n° 4830, page 52
J’ai compris avec toi que le plaisir n’est pas quelque chose qu’on prend ou qu’on donne. Il est la manière de se donner et d’appeler le don de soi de l’autre.
André Gorz, “Lettre à D.”, édition Gallimard-folio n° 4830, page 14
Madame Rosa dit que la vie peut être belle mais qu’on ne l’a pas encore vraiment trouvée et qu’en attendant il faut bien vivre.
Romain Gary (Émile Ajar), “La vie devant soi”, édition Mercure de France-folio n° 1362, page 128
